1/ LE SANG

  

  

 

A) Introduction


Le sang est un liquide circulant, et présent, dans tout le corps humain. Il transporte à travers tout ce dernier de l’oxygène et des éléments nutritifs pour alimenter les muscles ainsi que les organes vitaux appartenant à l’homme. Le sang circule dans différents vaisseaux sanguins (capillaires, veines, artères) afin de les acheminer, et il récupère, au passage, les déchets pour les faire éliminer par les reins en urine. Ces échanges se font aux niveaux des capillaires. Le sang est vital à l’homme. Il est en mouvement grâce à un muscle, le Cœur, et celui-ci permet d’envoyer le sang n’importe où dans le corps humain. Ce liquide sert également à transporter d’autre matière, comme les hormones ou transporter les globules blancs et les plaquettes  appartenant aux systèmes immunitaires. C’est dans ces deux derniers que se trouve l’ADN présent dans le sang.
 Mais malheureusement le sang fait partie du quotidien des scènes de crime, impossible donc de l'ignorer. Les traces de sang peuvent constituer des indices très intéressants pour la compréhension des évènements qui se sont déroulés sur la scène de crime. En effet, à partir de quelques échantillons, on peut retrouver des données très diverses et mieux comprendre toutes les séquences d'un homicide ou d'un accident.
Parmi ces différentes données, on peut établir le type d'arme utilisé, la position de la victime et de l'auteur au moment des coups, mais aussi leurs déplacements respectifs, la distance entre le point d'impact des gouttes de sang et le lieu d'origine, voire le nombre de coups.

B) Les tarces de sang

 Lors d’un crime par balle ou par arme blanche, le sang de la victime gicle, et s’étale sur les murs, le plafond ou le sol en fonction de la force de l’impact, de la gravité de la blessure, et du type d’arme utilisé. En France, une section vient d’être créé par Philippe Esperança pour étudier ses traces de sang. C’est la section de Morpho-analyse des traces de sang de l’Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie National de Rosny-sous-Bois.
La morpho-analyse des traces de sang permet de déterminer :
-    Le scenario le plus probable des événements sanglants.
-    La distance entre les points d’impacts visibles et le ou les points d’origine des projections.
-    La nature de l’arme utilisée.
-    Le nombre approximatif de coups portés lors des faits.
-    - La position relative de l’auteur et tout autre objet spécifique dans la scène.
-    La chronologie des faits.

Grâce à cette technique nous pouvons donc savoir par quel type d’arme la blessure a été causé. Par exemple un fusil ne laissera pas la même trace qu’un coup de chandelier : un fusil va faire une sorte de brouillard de petites gouttelettes, alors que des coups de chandelier forment des traces plus large. Mais ce n’est pas tout, comme nous l’avons vu plus haut, nous pouvons aussi savoir d’où provient le tir ou le coup, tout en analysant la projection des gouttes de sang.
Les tâches de sang peuvent en dire long sur le crime commis, tout d’abord nous pouvons savoir si l’assassin a donné des coups violents ou non, des coups rapides, s’il a utilisé une arme blanche, une arme à feu, et donc en savoir plus sur sa morphologie (taille, poids, force, etc.), et sur sa mentalité (meurtre violent, préméditation ou non, etc.). Les différentes études permettent aussi de savoir si le corps a été traîné à travers la pièce ou si l’endroit de la découverte du corps et ou non la scène du crime, car les traces de sang laissées seront différentes dans chacun des cas précédent.
Lorsque la police retrouve des traces de sang, avec ou sans corps, il s’agit en premier lieu de déterminer la nature du sang, humain ou animal. En effet, si la scène de crime est un endroits en plein air, ou un appartement domestique avec des animaux, un d’eux peut très bien avoir été blessé il y a peu, et laisser ainsi des traces. S’il s’avère que celle-ci sont humaine, et donc intéressante à l’enquête, la police fera des prélèvements pour déterminer le groupe sanguin et essayer d’en tirer de l’ADN si le sang n’est pas trop dégradé.

Mais le département de morpho-analyse a des techniques très précises pour analyser les taches de sang. Il en existe de nombreuses sortes :
-    Les traces passives : Quand une goutte tombe sous on propre poids, et qu’elle heurte perpendiculairement le sol, c’est une tache toute ronde qui se forme. Par exemple, après un coup donné sur le nez. En s’accumulant, les taches créent des projections secondaires en  étoiles.

-    Les traces de tranferts : Elles se forment lors du contact d’une surface sanglante avec une surface propre. Elles permettent de suivre le mouvement des corps ou de l’assassin si ses semelles sont ensanglantées. Ici, les cheveux ont laissé une trace caractéristique.

-    Les traces projetées : Ellles sont causées par un impact sur le corps. Dans le cas du projectile d’arme à feu, les gouttes s’étalent en un brouillard, qui forme une sorte de pochoir ; une zone « propre » peut être dessinée en face de la victime, correspondant ici à la tête de la victime.


L’analyse des traces  projetées permet de calculer la direction de la goutte, et l’angle, avec lequel a percuté la surface. Des lignes (virtuelles ou matérialisées par des ficelles) permettent de localiser l’origine du coup.
 Il arrive en revanche que l’assassin, si il avait prémédité son acte, ait fait le ménage avant de quitter les lieux, et ai ainsi effacé les traces visibles à l’œil nu. Mais, même si les traces on été effacé, les experts de la police scientifique sont désormais capable de les détecter, et même de les prélever pour analyse, ainsi que les analyser comme des traces de sang non effacé. Ceci est notamment possible grâce à l’hémoglobine contenue dans les globules rouges, qui sont des protéines. Lorsque celles-ci viennent s’étaler sur un tissu, elles s’accrochent, pénètre et y reste. C’en est de même sur la plupart des surfaces. Même si le sang n’y pénètre pas forcement beaucoup, comme sur le carrelage par exemple, il restera toujours des traces impossibles à faire partir, que les policiers pourront découvrir. Un tissu, même lavé, garde ainsi la trace de cette hémoglobine.


La police scientifique utilise différentes techniques pour retrouver ces traces :


-    Tout d’abord il y a l’ancienne technique de la police scientifique, celle que les étudiants utilisent maintenant pour découvrir comment retrouver la présence du sang invisible sur un tissu. Cette technique consiste à déposer quelques gouttes d’eau oxygénée sur un tissu ensanglanté puis lavé, et dont le sang n’est plus visible à l’œil nu. Au contact de l’eau oxygéné avec l’hémoglobine présente dans le sang,  une mousse apparaît sur la surface du tissu (voir expérience le jour de l'oral)

La seconde technique est assez récente. Elle a été mise au point par un expert des laboratoires de la Gendarmerie Nationale, Mr Philippe Esperança, avec la collaboration du CNRS, et sur conseil d’un vendeur Monégasque. Au départ, ce dernier vendait des articles de chasse, et c’est mis en tête d’améliorer l’eau au luminole, pour aider dans la recherche criminelle. Ce luminole qui lui servait pour suivre du gibier blessé, et qui rendait le sang phosphorescent. Seulement ce produit dégradé l’ADN et détruisait la preuve. Mr Esperança a donc amélioré ce produit, qui se nomme désormais le Bluestar Forensic®, et qui ne dégrade plus l’ADN et l’échantillon de sang qui la contient. Ce dernier produit rend le sang bleu phosphorescent dans la pénombre. Et impossible de passer au travers, il arrive à détecter du sang dilué plus de 10.000 fois.

 

Partie réalisée par Raphael ROSSAT 

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