Qu'est ce que la balistique ?

La balistique est la science qui a pour objet l'étude du mouvement des projectiles. Le travail de la balistique consiste à déterminer la nature de l'arme qui a causé une blessure ou bien la mort d'un individu, le nombre de coups de feu tirés, la direction et la distance de tir. Il s'agit d'analyses qui ne peuvent se passer de l'expérimentation.

On distingue :

    * la balistique intérieure
    * la balistique extérieure
    * la balistique terminale


A) La balistique intérieure

 La majeur partie de la balistique interne s’intéresse aux affectations : la bilistique interne étudie la taille, le diamètre, la quantité de poudre, la masse de la cartouche, etc, pour pouvoir fabriquer les meilleurs cartouches qui auront le meilleur rendement possible suivant les cibles.


B) La balistique exterieur

La balistique extérieure traite de la phase de vol d'un projectile. C'est une science et une technique complexes parce que les facteurs qui agissent sur son comportement en vol sont relativement nombreux et leurs effets difficilement modélisables. C'est pourquoi une très grande part d'empirisme et d'expérimentations sont nécessaires et permettent, grâce à un nombre impressionnant de données, d'ajuster le tir du projectile.


C) La balistique terminale

Elle étudie l'impact, c’est-à-dire l’explosion ou la pénétration dans un obstacle. Les balisticiens déterminent encore les principes régissant le nombre, la taille, la vitesse et la répartition dans l'espace des éclats produits par la détonation des charges explosives d'obus.



 1)Comment reconnaitre une balle?


Dans les affaires criminelles, chaque balle est unique. Une balle tirée par une arme provient toujours d’une munition, constitué d’un étui, remplit de poudre, et fermé par une balle. Pour que cette balle parte en ligne droite, et atteigne la cible visée, elle doit absolument tourner sur elle-même. Ce mouvement est provoqué par des rayures en formes de spirales sculptées à l’intérieur du canon. Le diamètre de la balle étant un peu plus gros que celui du canon, la balle va y pénétrer en force et se mettre à tourner sur elle-même, en suivant les rayures dont le relief va s’incruster sur la balle. En fonction du nombre de rayures, de leur largeur, et de leur inclinaison, les experts vont pouvoir identifier le modèle d’arme qui a tiré cette balle.
                         Balle
Cependant sur une scène de crime, il arrive que la balle ne soit pas retrouvée, car elle peut être ressorti du cadavre, ou avoir été détruite lors de l’impact. Et dans ce cas, aucune identification n’est possible dessus. Il faut donc se mettre à la recherche de la douille.


Quand le percuteur frappe l’amorce, la poudre s’enflamme, les gaz se détendent, et la balle est éjectée. Elle part dans un sens, et l’étui, lui, part de l’autre : il est expulsé sur le côté. Les traces laissées par le percuteur sur l’amorce, et celles laissées par le mécanisme d’éjection sur le fond de l’étui vont également permettre d’identifier le modèle d’arme qui a expulsé l’étui.


La section balistique de la police scientifique possède actuellement une collection d’environ 4000 armes ainsi qu’une importante collection de munitions. Ces armes permettent d’effectuer des tirs d’essais afin d’obtenir des douilles et des balles qui alimentent leur collection de référence.



  2)Quelle arme pour telle balle ?

La première question que l'on se pose, quand on est en possession d'un suspect armé et d'une balle trouvée sur les lieux du crime, est de savoir si elles sont compatibles. Pour cela, il faut regarder les sillons visibles sur la surface de la balle.
Pour s'assurer de la compatibilité arme-balle, un expert effectue un tir expérimental en laboratoire. Ensuite, il compare, au microscope, les différents types de trace. Lorsque l'on ne dispose d'aucun indice au sujet de l'arme utilisée, on peut comparer les résultats obtenus à partir de la collection d'armes et de munitions de référence dont sont dotés les départements de balistique de la police.

                                                      Sillon

   3)Reconstituer une trajectoire de tir

Une trajectoire de balle dépend de la direction et de la distance de tir.
La direction s'observe également de façon expérimentale, alors que la trajectoire peut être renseignée à partir d'une radiographie du corps de la victime.
En effet, la trajectoire est nettement observable, et on la comprend mieux encore en observant les plaies d'entrée et de sortie du projectile sur le corps.

Possible aussi d'évaluer la distance séparant le criminel et sa victime lors du tir en étudiant les plaies, présentant des grains et des paillettes de poudre plus ou moins gros, caractéristiques de cet éloignement. Ensuite les résultats sont confirmés, ou non, par des tirs expérimentaux menés en laboratoire.

Tenter de tout comprendre des armes à feu et des conditions du tir meurtrier est un travail qui est, généralement, mené en parallèle d'autres investigations. Finalement, toutes les techniques employées par la police scientifique sont complémentaires.

  4) Le laboratoire balistique


Le laboratoire de la police scientifique en section balistique contient deux outils principaux:
- Le macroscope de comparaison
- Le système Ibis
L’expert en balistique utilise le macroscope de comparaison pour comparer les projectiles et les douilles trouvés sur la scène de crime, avec ceux tirés en laboratoire. Grâce à un macroscope spécial à deux objectifs, il peut observer deux objets simultanément. Il fait glisser les images jusqu’à ce que les marques semblent continues. Lorsqu’il y a juxtaposition, l’expert conclut que la même arme a tiré les deux projectiles.
Le système Ibis intervient après la comparaison. On numérise les projectiles et les douilles trouvés sur chaque scène de crime. Ces images sont enregistrées dans une base de données, la base CIBLE (Comparaison et Identification Balistique par Localisation des Empreintes). Celle-ci permet de comparer les marques d’un projectile suspect avec celles des autres affaires criminelles. Les experts peuvent ainsi relier des crimes entre eux.

  5) Conclusion


Comprendre l’utilisation des armes à feu et des conditions du tir lors d’un meurtre est un travail qui est, généralement, mené en parallèle à d'autres investigations (chimique, biologique…). On peu donc dire ici que toutes les techniques employées par la police scientifique sont belle et bien complémentaires

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